Et dieu ne vint pas. Dommage car il avait trois bons sujets de réjouissance.
L'immersion dans une France rurale, rude à la tâche dans un monde agricole où l'élevage des vaches et la collecte du lait est le quotidien des familles.
L'attention portée aux tout jeunes adultes débordant de testostérone qui essayent de s'affirmer et débutent une vie sexuelle un peu chaotique.
L'ambition de fabriquer un produit d'exception, le fameux fromage Comté, avec l'espoir d'en obtenir des revenus hors du commun.
Malheureusement ces trois axes d'un récit qui s'annonçait prometteur ne sont pas bien maîtrisés et l'on s'égare dans des séquences qui cherchent leur rythme et leur raison d'être.
D'autant que le casting rassemble des amateurs pleins de bonne volonté mais peu convaincants sur la distance. La mise en scène maladroite de ce premier film fait mal au cœur parce qu'elle est pavée de bonnes intentions. Espérons qu'un prochain projet puisse donner à cette jeune metteuse en scène une occasion de progresser dans ce style de cinéma choral, rural et original.