Voilà un titre très explicite : une actrice, des bagnoles vintages, munissez-vous de bonnes lunettes pour regarder tout cela, en espérant y voir clair, et d’un fusil pour en finir ! Le roman de Sé-bastien Japrisot avait déjà été adapté par Anatole Litvak. Voici la version de Joann Sfar qui était passé de la BD au Ciné avec Gains-bourg, vie héroïque. Héroïque pour les spectateurs surtout. Ici, il faudra faire preuve de la même vertu pour supporter le spectacle jusqu’au bout. David Lynch nous avait découragé plus d’une fois.
Revoici cette ambiance « fantastique » qui n’en porte que le nom. On ne comprend rien, le spectateur est mené en bagnole comme un paquet qui subit d’incohérentes péripéties. Un peu de baise pour ranimer les esprits embrumés, car ça, tout le monde comprend. Des explications en fin, qui ressemblent à des confessions faites par un enfant qui aurait triché sur toute la ligne. Mais à nos dépends. Pan ; c’est le coup de fusil final.