La part manquante, c'est celle du scénario qui aurait dû rendre ce film crédible et captivant. Hélas ce n'est pas le cas. Il y a deux procédés narratifs qui essayent laborieusement de nous faire comprendre une situation, fondée sur des faits réels, mais qui ne parait ni crédible ni documentée. Une femme française est en butte à une situation symétrique à celle dont souffre notre personnage principal, ce qui permet d'en expliquer l'étrangeté. Et second procédé, des échanges par vidéo-conférence avec le père de notre personnage, histoire que soient dites un certain nombre de choses qui aident à comprendre l'entêtement du personnage interprété par un Romain Duris qui manque d'intériorité, que l'on ne voit que grimaçant mais qui parle japonais de façon bluffante.
Keeper (193) et Nos batailles (548) avaient suscité mon admiration et si de nombreuses qualités se retrouvent ici, je les ai ressenties comme mécaniques (la façon de filmer) artificielles lors de certains moments démonstratifs. Le charme des dialogues est par ailleurs difficile à percevoir dans les sous-titres pour qui ne comprend pas le japonais !
Lorsque s'installent enfin les relations père/fille, l'on n'y croit guère tant elles sont montrées de façon prévisible et convenue. Et ce n'est pas la violence de la justice nipponne à la fin de l'histoire qui donnera l'émotion qui manque à ce récit singulier