Voici un body horror movie typique comme il y en a de nombreux depuis Frankenstein, Elephant man, et plus récemment Raw (381) Titane (825) The Substance (1523) et les films de David Cronenberg, mais il y en a beaucoup d'autres qui ne m'ouvrent guère l'appétit.
Celui-ci est centré sur un homme, acteur dont le visage est abominablement déformé.
L'histoire s'articule sur deux thèmes : la fascination qu'exerce cet homme, en particulier sur une charmante voisine, dont le métier est d'écrire pour le théâtre, et d'autre part la soumission à une expérimentation médicale qui devrait permettre de rétablir un visage ordinaire à cet homme différent à cause d'une neurofibromatose, forme de phacomatose à un problème de différenciation du tissu ectodermique chez l'embryon, comme chacun sait.
L'on a bien compris que c'est un sujet qui nous interroge sur le regard porté sur l'anormalité, la monstruosité et d'autre part sur l'estime de soi et le besoin narcissique d'être mis en valeur.
C'est le troisième film d'un réalisateur qui se spécialise, et est très reconnu dans ce style qu'il affectionne peut-être à cause d'une particularité physique de naissance qui a marqué son visage. Le scénario ici joue aussi sur l'effet miroir que provoque un autre personnage atteint de la même affection et qui va interpréter au théâtre le rôle de celui qui a pu se faire soigner.
Ce qui ne manquera pas de nourrir l'histoire qui nous est racontée.
Et au-delà de ces deux hommes dont les maquillages sont très impressionnants, c'est un peu notre monde qui est interrogé car il n'y a pas que ces hommes qui sont différents ; il y a bon nombre de comportements, et parfois au plus haut niveau de responsabilité, qui sont d'une insupportable monstruosité. La question est bien posée : qu'est ce qui fait « la différence » ?