Un biopic vertigineux qui a au moins résolu un problème : représenter Robbie Williams (le chanteur) en singe grâce à la Computer-Generation Imagery, une technique que l'on évoque d'un air savant en employant l'acronyme CGI. A ne pas confondre avec Common Gateway Interface, un mode d'échanges de données entre serveurs et applications du World Wide Web, la « toile » pour le dire autrement.
L'animation cinématographique en 3 dimensions grâce à la technique CGI est ici époustouflante qui permet à un singe d'être parfaitement intégré à des acteurs qui n'ont aucune réaction provoquée par l'aspect simiesque de ce personnage central.
C'est Le Seigneur des anneaux qui a illustré de façon magistrale l'utilisation de cette technique au cinéma. Il y a eu aussi Jurassic Park et Avatar (1104) parmi tant d'autres dont récemment Here (1358) qui en fait une utilisation « cosmétique » anti-âge expérimentée déjà dans The Irishman (711).
Mais au-delà de ce festival de la technologie, que voit-on dans ce film dédié à un artiste encore vivant ? Sa jeunesse et ses liens proches avec sa grand-mère et conflictuels avec son père. Ses débuts dans le groupe de boys band au début des années 90 connu sous le nom de Take That. Puis il rejoint les frères Gallagher pour le concert de Glastonbury. Il reviendra vers Take That au cours d'une tumultueuse carrière qui nous est montrée par tranches alternant des concerts avec des moments plus intimes, familiaux. Cet artiste est l'un de plus adulé et riche de ce début de siècle. Les paroles de ses chansons servent la narration, les mises en scène des concerts et des chorégraphies sont absolument somptueuses. Et dans le générique de fin, quelques images issues de reportages sont proposées, mais qui n'altèrent pas le film comme dans Monsieur Aznavour (1570) ou Maria (1617) par exemple.
Un film brillant pour une immense star à (re)découvrir.