L'histoire est simple de ce couple dont la femme a été une enfant chérie, brillante patineuse puis cheffe de cuisine de prestige. Elle est la maman d'une charmante jeune fille (que l'on ne voit que trop peu dans le film) dont le papa vit avec elles deux dans un cottage anglais de rêve. Mais survient un très grave problème qui va bouleverser leurs vies.
Ce qui rend le film à la fois difficile à suivre et attrayant, c'est la déconstruction de la chronologie du récit. Il faut s'accrocher comme l'on dit pour ne pas être perdu au fil du montage très arbitraire dans lequel les repères sont noyés. Est-ce pour accentuer l'idée que l'amour dans un couple devrait être un invariant et qu'il faut l'apprécier au présent à chaque moment de la vie, quels que soient les obstacles, car la vie est trop fugace ?
De ce réalisateur irlandais j'avais apprécié déjà Brooklyn (225) l'un de ses quelques 6 films réalisés à ce jour.
Il faut s'apprêter en voyant ce film-ci à être émotionnellement secoué, par des images disons très physiques, mais aussi des situations en lien avec les incertitudes de la santé. L'intention est clairement de créer de l'empathie, mais à force de la solliciter elle devient parfois un peu pesante comme dans les deux scènes qui clôturent ce film dont le titre anglais s'il veut nous inciter à vivre au jour le jour est plus approprié que sa traduction française très maladroite.