Il n'y a aucun risque, c'est un film remarquablement maîtrisé, si on lui pardonne quelques longueurs dues à des répétions de plans de l'avion en vol, histoire de crédibiliser la durée du voyage. Nous sommes dans un petit avion à hélice, un Cessna, qui transporte un détenu et une femme, officier de police. Bien entendu il y a un pilote qui s'avèrera être complice d'abominables bandits dont on parlera mais que nous ne verrons jamais. Leur business n'est pas très clair mais nous comprendrons qu'il leur permet de corrompre la police.
Bref une histoire sans intérêt aucun mais admirablement menée car elle relève un défi complexe : 3 personnes en vol qui vont s'étriper dans un espace exigu pendant toute la durée de l'histoire.
Il faut aimer se faire peur pour décider de voir ce film dont la valeur ne tient qu'au savoir-faire technique de la réalisation et à l'engagement physique des acteurs mis à très rude épreuve.
Un compliment pour les images de l'avion en vol au-dessus des montagnes enneigées dans l'extrême nord de l'Alaska, et pour la séquence d'atterrissage.
Un dispositif très sophistiqué a permis de tourner en studio devant des écrans LED sur lesquels étaient projetées les images d'arrière-plan en très haute définition.
Le réalisateur est célébrissime depuis qu'il a été Mad Max, la saga la plus rentable de la production australienne. Sa carrière est hallucinante de succès commerciaux, de diversités de rôles et d'engagements très contrastés idéologiquement. Il a soutenu Trump. Ce film est le 6^e^ qu'il dirige et il ne vole pas très haut mais il attirera des adolescents que l'immoralité n'arrête pas, et parfois inspire. C'est le risque.