Un récit d'une délicatesse, d'un réalisme simple et profondément touchant si l'on n'attend pas autre chose que le partage, durant des années, de la vie d'une famille bien comme il faut, de bourgeois confortables, parents de 4 filles et d'un garçon, tous très bien élevés.
Ce qui rend l'histoire très touchante, émouvante parfois malgré la retenue, la pudeur de la mère de famille, c'est qu'elle débute en 1970 à Rio dans un Brésil sous la coupe d'une épouvantable dictature moins connue que d'autres, celle de Castelo Branco et de sa Quatrième république.
Il m'a semblé plus encore qu'à l'ordinaire, que la découverte de l'histoire, les subtilités des comportements des uns et des autres autour de l'événement central sont essentiels à découvrir à l'écran, car leur intérêt est aussi frêle, intense qu'original.
Il ne vous sera pas indifférent de savoir que le récit de ces vies est dû au fils de la famille, Marcello, auteur de Ainda estou aqui. Mis en scène par un réalisateur dont la carrière est riche et diversifiée, ce film a été filmé en 8m/m et 35m/m ce qui contribue à lui donner cette esthétique d'époque, correspondant bien aux décors et aux ambiances lumineuses en bord de mer notamment.
Un film d'une dignité discrètement féministe et militante, exprimant un courage inspirant.