L'idée est amusante de pouvoir acheter un(e) compagnon(ne) comme un lave-linge qui vous est livré à domicile dans une sorte de cercueil. L'humanoïde est programmable et, c'est ce que le film nous démontre, capable de vie sociale et sexuelle.
Alors vous réunissez 3 couples dans une maison d'exception, vous découvrez qui sont les « compagnons » et les vrais humains. Et vous êtes supposés frissonner parce que les comportements de chacun sont aussi imprévisibles qu'extravagants.
Après quelques séries télé, le réalisateur se lance dans un premier long métrage, le suivant est déjà annoncé. Et ils feront peut-être la joie de ceux pour qui la fiction sert à imaginer des choses inimaginables qui ici sont présentées avec humour mais aussi leur degré de violence banalisée et pleine d'hémoglobine. Ce qui inquiète le plus c'est que cela fait rire un certain public. J'ai toujours quelque peine à voir tant de travail, de talents utilisés pour une production qui sent le popcorn, la pizza et qui sera vue sans doute dans un canapé un soir de pluie. Ce qui console, c'est que les robots déchaînés sont interprétés par des acteurs en chair et en os.