Le cinéma chinois n'est pas celui qui est le plus distribué chez nous. Ce film-ci n'en est que plus intéressant. Il nous emmène dans le désert de Gobi aux confins Nord de la Chine et au Sud de la Mongolie, au Nord-Est du massif de l'Himalaya. L'un des plus grands déserts du monde, traversé par la route de la soie. Nous allons découvrir là des paysages somptueux et une population très différente de nos usages. Ce qui rend le film très singulier, c'est la présence massive d'animaux, essentiellement des chiens qui se déploient en meutes. Et bien entendu, l'un d'entre eux va être au centre de cette petite communauté humaine traversée par des relations complexes à découvrir au fil de l'histoire.
Il y a un exotisme impressionnant qui nous est dévoilé par des personnages dont les allures, les comportements, répondent à des codes qui ne nous sont ni connus ni imaginables.
Il faut dire que l'activité principale de cette communauté est la capture des chiens errants pour que la Chine soit présentable lors des Jeux Olympique d'hiver en 2022.
Le personnage central, revenant de prison, sera confronté aux uns et aux autres dans une sorte de parcours rédempteur et d'obligation de contribuer activement à la capture des chiens.
Il y a des accents felliniens dans certaines scènes en lien avec le monde du cirque, il y a des personnages absolument fascinants tant par leur singularité que par leurs comportements.
Et l'on ne sait si ce film est une espèce d'ode poétique ou une description sociologique, le portrait d'un homme compendieux ou une fable animalière. Sans doute un mélange de tout cela qui rend ce film superbe incomparable et très impressionnant.