Tuche means Tuche.
Et ici à un degré abominable, le néant absolu.
Pourquoi dédaigner Les Tuche dont l'immense succès atteste qu'ils rencontrent un certain public rarement montré, lui, au cinéma ? Ayons la modestie de reconnaître qu'il en faut pour tous les goûts, même si certains sont totalement en dehors de la bienséance intellectuelle, de l'entre-soi cinéphilique ou des scénarios crétins qui nous proposent de la violence sous toutes les formes.
Par curiosité, j'étais allé voir Les Tuche 4 (900) qui m'avait ouvert les yeux sur cet univers et j'avais été sensible disons, à sa singularité. Ici, nous atteignons des sommets puisque cette famille modeste va être reçue par la famille royale d'Angleterre. Et le changement d'environnement contribue lourdement à la nullité de ce film dont pas une réplique, pas un gag ne fait sourire. Chaque plan est affligeant, chaque réplique est consternante et il ne faut pas en vouloir aux acteurs d'être mauvais, ils ne peuvent se raccrocher à rien. Seule la costumière semble s'être amusée. Mais c'est bien peu pour nous faire passer une heure et demie à subir ce qu'on devrait fuir.
Ce qui gêne le plus devant ce naufrage, c'est qu'il est cofinancé par les contribuables belges via un tax shelter accordé pour la plus grande honte de ceux qui en décident.