Après avoir apprécié déjà deux films de ce réalisateur belge atypique Noce (361) et L'ennemi (921) je ne pouvais rater l'occasion de voir son premier film de 2004, tourné « à l'arrache », en super 16 m/m et sans moyen, mais à Los Angeles.
Cette vision programmée dans la grande salle du Palace a été possible grâce au financement de la restauration de ce film remarquablement réussie par la Cinémathèque royale, ce qui donne bon espoir que d'autres œuvres patrimoniales bénéficieront d'un tel savoir-faire extrêmement technique.
Du film, nous garderons l'impression échevelée de garnements qui ne reculent devant rien pour essayer d'accomplir un rêve : faire de Michael Blanco, qui ne parle pas anglais, une star à Hollywood.
Et tout le charme de ce récit décousu vient de l'impossibilité d'y arriver malgré les rencontres, les jobs alimentaires et une foi qui ne se dément jamais, de galère en galère.
Il y a un mélange de tendresse, d'humour mais aussi d'informations sur ce microcosme, qui donnent à ce film de « débutants » un côté « lâcher prise » qui lui confère cette singularité, cette fantaisie de jeune poulain pas encore débourré qui ose plagier La Naissance de Vénus en faisant sortir son acteur de la mer ; mais il est lui, tout habillé.