Si vous détestez le foot, précipitez-vous pour voir ce film qui va vous donner des arguments supplémentaires contre cette activité de proxénètes qui vivent du corps des autres - certes, les pieds - mais c'est le même schéma.
L'idée de base est qu'un agent de joueur interprété par un Jamel Debbouze excellent, n'a pas payé la substantielle commission à un intermédiaire qui lui laisse une semaine pour s'exécuter avant d'être exécuté. Le milieu autour du foot professionnel est immédiatement planté.
Et nous allons subir une quête de picaillons qui nous emmènera dans toutes sortes de négociations plus ou moins spectaculaires et hallucinantes.
Bien entendu, tout est bien qui finit bien mais après d'affreuses turpitudes et pour humaniser un peu les choses, une relation entre Debbouze et son fils supposée attendrir le monde de requins que nous découvrons durant 2 heures.
C'est le cinquième film d'un réalisateur dont nous avions déjà apprécié, dans un style autrement plus intéressant, Un homme heureux (1130). Cette fois il met son talent au service d'une histoire tirée par le maillot, mais très bien documentée et il faut se cramponner pour ne pas rester hors-jeu.