A vous couper le souffle. Ce n'est pas un film pour claustrophobe, mais il est haletant.
Son sujet est l'histoire vraie, celle d'un accident de plongeurs en eaux profondes (100 m.). Le récit respecte la structure des tragédies antiques.
L'action : une plongée pour réparer quelque chose au fond de la mer. A l'époque où explosent les gazoducs sous-marins, où s'arrachent des câbles véhiculant nos réseaux informatiques, j'ai trouvé passionnant de suivre ces travailleurs d'exception au fond des mers.
Le lieu : l'ensemble de tuyauterie souple dont dépend la survie des plongeurs, entre leur scaphandre, le bathyscaphe et le bateau de surface.
Le temps : lui, est compté avec une croissante intensité.
Les images filmées dans le noir absolu des abysses sont très intelligemment éclairées, c'est une vraie prouesse technique. Sans entrer dans la complexité de ce métier de plongeur en eau profonde, dès le début du film, l'on en mesure, l'on en comprend maints aspects qui suffiront à nous tenir en haleine.
Il y a une dimension très humaine qui accompagne l'évolution de l'histoire qui va vers un climax que souligne à l'excès une musique tonitruante et mélodramatique.
Un film documentaire, au même titre, de Richard da Costa et Alex Parkinson déjà, avait exposé les tenants et aboutissants de cette histoire. Elle est reprise ici par le deuxième de ces réalisateurs, sous forme d'une fiction qui se déroule quasi en temps réel.
Vous en sortirez éblouis pour aller respirer de l'air frais à plein poumons.