C'est le prénom d'un sympathique et modeste taximan parisien qui partage un petit logement avec une mère fusionnelle, envahissante.
Prosper va être embarqué sans son consentement et sans qu'il la comprenne, dans une histoire qui hésite entre la comédie noire, le film de gangster à la petite semaine et une magie envoutante et tribale.
La singularité de ce récit reste un peu hésitante mais nous vaut quelques scènes très savoureuses, je pense essentiellement à celles qui décrivent le milieu de « sapeurs » dont la sophistication vestimentaire est véritablement carnavalesque. Et revendiquée comme mode d'expression politique, anticoloniale e.a.
La rivalité entre les personnages de rencontre reste, me semble-t-il, aussi superficielle que caricaturale. Seule émerge de ce petit monde une jeune femme, Cindy Bruna, d'une beauté et d'un talent qui va lui valoir, j'espère, d'autres rôles plus substantiels.
Ce film-ci, le premier long métrage de ce réalisateur qui s'était fait remarquer par ses courts métrages, est sympa mais pêche sans doute par manque de travail sur le scénario qui fait dire avec indulgence « c'est son premier long ». Puisse son avenir être prospère.