C'est bien le cas, mais, comme pour l'huile et le vinaigre, il faut un émulsifiant puissant qui manque peut-être un peu entre ces trois histoires tressées avec l'espoir qu'elles s'enrichissent mutuellement.
Le film commence de façon très dynamique avec un groupe d'activistes féministes gynocentristes déchaînées, un peu bras cassés des manifs. Elles sont bien caractérisées mais imposent un style « surjoué » qui finit par nuire à leur cause. Sur ce genre « militant » se greffe un genre « bluette » entre un acteur en recherche de rôles de qualité.
Il est l'homme au foyer par destination, sa femme, elle, bénéficie de rôles de premier plan. Et puis, troisième genre le « polard » un peu poussif dont les actions laissent espérer que soudain de Funès surgisse pour amuser vraiment.
De ce réalisateur j'avais vu La Vie privée de Monsieur Sim (186), La Lutte des classes (640) et Les Goûts et les couleurs (994). Et déjà les qualités de son travail (et ses faiblesses) semblaient évidentes. Un casting bien choisi, des acteurs principaux attirants mais qui ont parfois été meilleurs, des seconds rôles et des silhouettes tous bien utilisés, même si le réalisme de leur jeu n'est pas ce qui les caractérise. Et des intrigues imbibées de social mais abordées de façon ludique ce qui laisse une impression de superficialité.
N'oubliez pas vos pop-corn ou une bonne pizza selon que vous regarderez ce film en salle ou dans votre canapé.