Ce n'est même pas celui de Polichinelle, mais un film entre bande dessinée façon Les Cigares de Lucchini et un pseudo Egyptiana Jones ou Da Vinci Khéode.
L'histoire très enfantine essaye de nous en mettre plein la vue : sont évoqués la campagne du général Bonaparte, le tombeau de Toutankhamon, Dominique Vivant Denon (dont chacun sait pourquoi une aile du Louvres porte son nom), quelques cimetières, des souterrains et autres lieux mystérieux fréquentés par de redoutables marchands d'objets d'art volés.
C'est aussi en filigrane, un peu épais, la réconciliation d'un père avec sa fille.
Tout cela sur un rythme échevelé qui devrait contribuer à une ambiance de comédie à l'anglaise mais qui ne convainc pas vraiment, hélas, car l'intention aussi fantaisiste soit-elle, aurait mérité un traitement plus nourri. Ici c'est l'échafaudage, pas la façade.
C'est le premier film d'une comédienne qui a déjà fait ses preuves au théâtre comme au cinéma. Mais cela ne lui a pas permis de modérer le jeu de ses acteurs qui en font des tonnes en espérant donner du style à un film qui en manque un peu pour cette chasse au trésor qui n'a pas trouvé tous les secrets de la réussite.