Sans Mouse ! Un long film de (science) fiction avec tout ce qu'il est possible d'inventer de façon fantasque, sans le moindre intérêt et dans un univers d'une particulière laideur.
Le pauvre gars prénommé Mickey vit dans un futur lointain, sur une planète étrange, un monde de glace.
Cet univers est très connu sous le nom de Niflheim par les initiés à la mythologie nordique et aux jeux vidéo, c'est un mythe créateur imaginé par un auteur islandais, Snorri Sturluson apprécié par les amateurs de Thorgal. Un univers qui gagne à être découvert !
Nous ferons donc connaissance avec la 17^e^ réplique par itération de ce monsieur. Ces gens sont des « remplaçables ». Mickey est embrigadé par une organisation qui, pour l'essentiel, maîtrise la duplication des êtres humains en leur transplantant la mémoire de ceux qu'ils sont supposés faire revivre.
Et lorsque l'on réplique 2 fois le même homme en même temps, leur rencontre ne manque pas de surprises. Et l'IA permet des duplications spectaculaires du même acteur dans deux personnages qui interagissent.
Tout cela m'a paru d'une sophistication arbitraire, sans autre lien avec la réalité que les petites choses auxquelles il est fait maladroitement allusion. Le régime alimentaire, la sexualité sous contrôle, la dictature comme mode de gestion, la violence cette fois dirigée vers d'étranges envahisseurs, animaux redoutables, les « creepers », et j'en passe.
C'est un immense foutoir à 150 millions de dollars tourné en 87 jours qui devrait plaire aux addicts de la SF.
Les thématiques du réalisateur peuvent s'entr'apercevoir alors que dans Parasite (691) nous en avions eu une démonstration brillante. Laissons à ce film le mérite de l'évocation d'un dictateur mégalomane saluant comme Hitler et affublé d'une blondasse qui nous ramène à Trump. Nous quittons la salle avec le sentiment d'avoir vu un film expérimental mal décanté.