Par un titre décliné de cette façon, l'idée même du scénario est subtilement illustrée, même si cela n'aide guère sa carrière commerciale...
Espagnol, le titre se traduit littéralement par Tu reviendras. Le sens de l'expression anglaise est L'Inverse. Et dans le titre français, deux éléments s'agglutinent : le mois de septembre qui marque la fin de la belle saison, et l'impatience. Ce sont les deux moteurs de l'histoire, « la belle saison » recouvrant ici 15 années de bonheur d'un couple sympa qui décide de mettre fin à leur vie commune en faisant la fête, pour célébrer leur rupture avec de nombreux amis, comme lorsque l'on se marie.
Nous suivrons ce couple qui prend ses distances sans la moindre agressivité et nous ne saurons pas ce qui les détermine à se séparer.
Le film nous montre cet homme acteur et cette femme cinéaste, qui « manipulent » professionnellement les récits, allant parfois ensemble, parfois seuls, à la rencontre de leurs copains, de leurs collègues, de leur famille, pour annoncer leur commun projet.
Bref, une description sans aspérité de la crise de la quarantaine, très bobo, vécue par des gens qui se posent des questions essentielles. La rupture sera-t-elle possible ?
Réalisateur d'une huitaine de films déjà, celui-ci semble être l'un de ceux qui connaissent un rayonnement international, alors que la réputation de ce jeune créateur est particulièrement élogieuse pour celles et ceux qui ont pu voir ses précédents films, comme Eva incarnée par l'excellente Itsaso Arana que nous retrouvons ici.