Un puissant antibiopic.
Ces deux films sont les suites de L'Atlantique, (798) et sont consacrés aux dernières années de la vie de Jacques Brel. Ils ont tous trois pour objectif de partager avec le public le portrait fouillé et documenté à bonnes sources d'un homme dont les complexités, les certitudes successives et relatives forgent une personnalité hors du commun, mais qui, aujourd'hui encore, et pour longtemps sans doute, fait rêver, inspire même les générations qui n'ont pu le voir en scène mais qui l'écoutent et le regardent sur grand écran.
On pourrait croire l'histoire connue d'un homme qui, toutes voiles dehors, arrive aux Marquises pour s'y faire oublier, heureux d'un bonheur petit bourgeois, entre cuisine raffinée et balades en avion.
Les témoins, dont beaucoup ne s'étaient jamais confiés encore, de très nombreuses lettres jamais divulguées, des images souvent inconnues, nous prennent par le cœur et nous dévoilent avec subtilité une vie méconnue jusqu'ici, dans un montage d'Anne Christophe qui en rend compte d'une façon nuancée et souvent très touchante. La musique classique nimbe ce récit d'ambiances proches de celles dans lesquelles Brel aimait s'immerger, celles des grands compositeurs qui l'ont accompagné et inspiré toute sa vie.
La multiplicité des déplacements, des voyages qui sont illustrés montrent ce besoin jamais assouvi chez Brel d'aller « voir ailleurs ».
Le 3e film se termine par l'enregistrement de son dernier disque. Ce qui laisse présager d'une suite encore, jusqu'à L'Envol.
Ces films, de 2 heures chacun, sont projetés plusieurs fois par semaines à La Fondation Brel, uniquement.