N'hésitez pas à venir lui dire « bye bye ». Pamela Anderson, une très grande actrice, doit affronter deux épreuves : se voir écarter d'un métier qu'elle fait encore avec passion et renouer avec sa fille qu'elle a un peu négligée à cause de sa vie de danseuse de charme à Las Vegas. Cette fille est interprétée par la petite-fille de Debbie Reynolds, on reste dans le milieu !
Tout le monde fera le lien thématique avec Substance (1523) bien que le traitement de ce sujet très sensible soit sans commune mesure entre ces deux films.
La façon de filmer exprime spectaculairement ce moment de frénésie et d'anxiété des dames qui sont reléguées parce que le temps les disqualifie pour ce qu'elles font pourtant avec plaisir et talent. Et qui, incidemment, est leur gagne-pain.
Tournées durant 18 jours seulement, en Panavision sur pellicule 16m/m, les images, dès la première séquence, sont d'une fébrilité fascinante. Les cadres sont d'une volatilité qui transmet bien le tourbillon émotionnel que nous allons partager entre des moments liés à ce métier, surtout en loge et dans les coulisses, les plages de détentes, les dialogues lors de repas et quelques tête-à-tête très chargés émotionnellement.
Il y a dans ce film un dynamisme qui rend très touchante cette période de transition dans une vie singulière. Le côté parfois brouillon du récit ajoute, me semble-t-il, à ce moment de remise en perspective de toute une vie qu'il va falloir réinventer sans show off.