La déroute. Comment est-il encore possible de produire des films de ce niveau ? Un neuneu est engagé pour partir faire des enquêtes pour ce guide, au Maroc. Et là, tout y passe dans des tentatives jamais abouties de faire rire. Les gags à répétition tombent tous à plat le long de cette histoire qui n'est pas maline (ceci est un jeu de mot pour Belges, représentatif du niveau des blagues foireuses dont nous sommes accablés).
Ce réalisateur n'est pas débutant dans le domaine du rire qui fait pleurer. Si ce film est sa deuxième réalisation, il a déjà beaucoup sévi depuis dix ans dans les milieux de l'humour, e.a. comme co-scénariste des Tuche. Ici un racisme latent donne à ce spectacle consternant un parfum de sujet défendu. Et les rebondissements qui s'inspirent des clichés les plus éculés ne font jamais renaître un espoir quelconque de quitter ce tourbillon d'ânerie.
Et comme il faut toujours donner un éclairage positif sur ce qui mérite d'être sauvé, c'est l'image de Stéphane Le Parc et la décoration de Pierre Renson qui peuvent, elles, être qualifiées de « sympa ».