Un passionnant mélange de ce qui fait la beauté du ballet classique, cette forme d'art parfois surannée, avec un portrait complexe de celles (rarement ceux) qui en vivent la passion.
C'est aussi une sorte de biopic inspiré par une histoire vraie, celle de Joy Womack, une talentueuse jeune fille américaine de 15 ans au caractère d'acier qui ne reculera devant rien pour accéder à son Graal : être danseuse vedette du Bolchoï, à Moscou.
Nous suivrons son parcours, d'épreuves en victoires, de rebondissements en surprises.
C'est le martyr du corps, les brodequins du supplice qui rendent ce film très impressionnant comme le sont les rapports (in)humains entre les apprenants et les enseignants façon garde chiourme. La musique contribue superbement au charme des moments de danse. Mais vous allez découvrir sans doute ce que c'est que de danser sans musique.
Les déplacements de la caméra qui danse elle aussi, sont d'une fluidité époustouflante et servent la mise en valeur des corps dans des mouvements qui, vus souvent de très près, leur donnent une intensité et une virtuosité à couper le souffle.
Nous sommes les témoins d'un travail acharné et d'une volonté de fer qui peuvent anesthésier les pires douleurs physiques. Pas celles de l'amour propre. Car à ce niveau de travail et de talent, le succès dépend aussi d'autre facteurs, vous le découvrirez.