Les héros inutiles.
Chacun connait le sens de « Welfare ». Eh bien, préparez-vous ici à être emmené en enfer.
Le film raconte « en temps réel » un fait de guerre survenu le 19 novembre 2006 en Irak, à Ramadi pour ceux qui connaissent.
Les troupes américaines d'occupation (comment les qualifier autrement ?) sont en mission d'infiltration dans un quartier très peuplé mis en observations hyper connectées : radio, vidéo, lunettes de tir et jumelles d'approche.
Après une interminable période d'attente durant laquelle monte une grande tension, c'est l'assaut et ça explose, ça tire dans tous les sens.
Ce qui est très habilement fait dans la bande sonore sans musique, c'est de ne pas coller au réalisme illustratif des images mais de suggérer ce qui, peut-être, est perçu par les soldats, en particulier, ceux gravement blessés.
C'est donc un film de guerre, original par la mission de ce petit groupe de SEAL (Sea, Air and Land) dans lequel le spectateur est immergé. Ces soldats sont surentraînés pour des missions très rudes.
Le réalisateur avait déjà impressionné avec Civil War (1470) dans le genre symphonie pour grand orchestre. Ici, c'est plus proche d'une petite formation confrontée à un crescendo percutant.
Un film que devraient voir tous les malades mentaux qui sont au pouvoir et qui ne parlent que de réarmement et de guerre, comme si les images d'Ukraine, de Gaza, de Lybie ou d'Irak ne suffisaient pas à redire « Quelle connerie la guerre ».