Un pur produit de comédie sociale bien imaginée et joliment menée.
Dans une petite usine, nous faisons la connaissance d'un ouvrier issu d'une famille algérienne. Il vit en couple avec une jeune et charmante « bourgeoise » dont la famille accepte mal cette union. Leurs vies vont être bouleversées par une décision du propriétaire de l'usine qui va la délocaliser.
Si l'histoire est cousue de fils blancs, elle n'en est pas moins rondement menée et l'on sent bien que les frères Boughéraba et cette joyeuse bande, espèrent devenir « culte » comme tant d'autres y sont parvenus, quel que soit le mauvais goût de ce qu'ils montrent et racontent.
Ici ce sont les répliques qui ont fait l'objet de la plus grande attention, et les nombreux jeux de mots que permet le mélange de deux langues aux sonorités très différentes.
Car l'Inde de carte postale occupe une grande place dans le récit, ce qui nous vaut une petite immersion dans l'esthétique Bollywood.
Les acteurs sympas sont tous un peu excessifs dans le souci d'amuser mais l'on sent bien qu'un certain public que le cinéma de consommation attire, va s'amuser dans cette ambiance qui frôle le communautarisme, la stigmatisation ethnique et les préjugés sociaux. Mais la liberté d'expression revendiquée pour les caricaturistes politiques peut aussi permettre à des comiques d'estrade de se délocaliser devant la caméra.