Très professionnel. Un film mené tambour battant. Une sorte de 007 à l'ère du numérique.
Il nous plonge dans l'univers d'un modeste cryptographe de la CIA, ce genre de geek virtuose du clavier, celui des ordinateurs, qui le mettent instantanément en contact avec les caméras de surveillance du monde entier, qui lui permettent de lire à livre ouvert les messages codés les plus cryptés.
Tout cela dans l'univers hyper surveillé, contrôlé et suspicieux de la CIA.
Lorsqu'il arrive à l'épouse un drame que l'on ne pardonne pas, le film devient un revenge movie de très bonne facture, mais d'un infantilisme qui finit par lasser.
Nous partons faire des city trips qui sont l'occasion de régler des comptes de mille façons, certaines astucieuses, d'autres plus bestialement classiques.
Une particularité du scénario est de mettre en place deux poursuites. Le premier poursuivant étant à son tour poursuivi.
Ce réalisateur avait ébloui avec son premier film de fiction One Live - Une vie (1395) mais ici sa grande maîtrise de la mise en scène, du montage, des rebondissements narratifs sont mis au service d'un sujet qui provoque peu l'adhésion.
Le roman de Robert Littell avait inspiré déjà en 1982 un film réalisé par Charles Jarrot avec e.a. Marthe Keller qui ici, fait une apparition touchante pour les nostalgiques comme moi, de la splendide actrice qu'elle fut et qui avait travaillé déjà avec ce réalisateur dans Une vie.
Nous sentons bien en filigrane l'idée de déclencher l'histoire par quelque chose de très personnel et non par on ne sait quelle mission mystérieuse. Et l'autre impression sous-jacente qui essaye de justifier ce justicier, c'est que le monde hyper technologique fait reculer la liberté individuelle qui va être de plus en plus cernée à notre insu.
Nous voilà prévenus, mais de ce genre de film un peu convenu, je ne suis guère amateur.