Au chômage ! C'est une de ces abjections faites de l'apologie de la violence dans une société de pourris sans scrupules sous le fallacieux prétexte d'évoquer les mœurs de la Bratva, cette mafia russe infiltrée partout.
Le sujet est le portrait d'un Royal Marine traumatisé, reconverti comme chef de chantier sur des constructions colossales à Chicago.
Il a une jeune fille que la justice empêche de le voir librement depuis le décès de sa maman. Cette gosse vit chez le père de celle-ci.
Mais c'est la jeune fille de l'employeur du père qui va être enlevée.
La suite est prévisible comme le jour après la nuit. La chasse de ce vengeur solitaire l'amènera à tuer une quantité astronomique de gens, tous plus crapuleux et violents les uns que les autres, leurs morts offrant un catalogue complet de ce qui se fait de plus abominable.
Bien entendu, notre héros survivra à chaque corps à corps, à chaque explosion, à chaque mitraillage, jusqu'à en devenir stupide et nauséeux.
La musique omni présente prend de l'ampleur lors de moments de transition (déplacement en voiture, à moto, planques, etc.) pour essayer de maintenir la tension à un haut niveau pour un public de crétins qui vient voir ce genre d'histoires aussi stupides qu'inutiles et malfaisantes.
Fury (39) et The Beekeeper (1361) nous avaient déjà donné l'occasion d'exprimer notre aversion pour ce type de récit qui glorifie un héros solitaire sans foi ni loi et sans aucune considération pour la vie d'autrui. Le montage, les cascades, les effets spéciaux, la photographie, tout concourt à en faire un spectacle très haut de gamme.
L'air de Trump au cinéma nous réserve encore des moments d'un (ca)niveau pestilentiel.