Vous connaissez certainement le « savantisme acquis », sans doute sous son appellation plus commune de syndrome du savant acquis, si rare qu'il n'y aurait pas plus de quelques dizaines de cas dans le monde. Ce syndrome se caractérise par un comportement cérébral post traumatique qui fait de la personne une espèce de génie, particulièrement en mathématique semble-t-il.
Voilà la seule chose intéressante de ce film qui donne la nausée. Il est la suite d'un autre, au même titre, que j'ai eu le bonheur de ne pas voir.
Sous un prétexte fumeux (la disparition d'une famille dont on ne verra pratiquement qu'une photo) une chasse à l'homme déchaînée nous casse les oreilles et ne nous donne à voir que des horreurs, d'une violence aussi spectaculaire que répugnante.
Nous connaissons le principe selon lequel tout le monde tire dans tous les sens, mais seuls les héros sont invincibles. Ici, cette absurdité est poussée au pinacle de la connerie.
C'est un festival technique de très haut vol (lumière, montage, cascades et effets spéciaux, quant aux armes, c'est un feu d'artifice digne du nouvel an).
Pour ma part, malgré l'admiration de tous ces talents techniques, je ne peux retenir mon exaspération devant ce type de films qui n'attirent qu'un public fragile, influençable et totalement dépourvu de repères sociaux et moraux. Et ce ne sont pas quelques moments d'humour, souvent au 2e degré qui justifieraient l'absolution pour ce type de débauche socialement toxique.