Surfrir, horriblement ! Mais qu'est-ce que c'est que ce film fait pour épouvanter, nous faire souffrir ?
Un père divorcé amène son fils sur une plage idyllique en Australie, pour une journée de glisse, là où il espère racheter une maison familiale que nous ne verrons jamais.
En effet, l'hostilité des utilisateurs de ce petit coin de paradis manifeste immédiatement leur volonté de rester « entre soi » et cela de façon de plus en plus cruelle, violente et imaginative.
Le pauvre père est la victime de ce rejet et il va vivre un calvaire dont vous découvrirez les subtils raffinements si vous aimez ce type de cinéma. C'est gore, sadique, hystérique, bref un festival de la bestialité filmée avec talent mais représentée de façon très hiératique. Ce qui accentue encore ce côté repoussant qui ne finit jamais. Nicolas Cage qui est sans cesse à l'image, est un stakhanoviste du cinématographe, et ici il a réussi une pure nullité, le regard halluciné et la bouche figée par une crampe.
Le metteur en scène en est à son 4e long métrage, tous inspirés par l'épouvante. Celui-ci a été sélectionné au Festival de Cannes 2024, en Séance de minuit. Allez-vous coucher plus tôt !