Pécheresses ou pêcheurs, dans le sens religieux du terme, ce titre nous prédisposerait plutôt à quelque chose de bien-pensant, de vertueux. Et une cérémonie menée par un Pasteur nous suggère cette voie jusqu'à ce que son fils fasse le choix de quitter sa communauté pour tenter sa chance comme chanteur de blues. Cette musique ruissellera tout le long du film. Et même après le générique, restez en salle jusque-là.
La date de début de l'histoire est le 16 octobre 1932 et tout est très réussi pour nous immerger dans cette époque, en Louisiane, dans une communauté afro-descendante.
Le début est prometteur, même s'il s'éternise un peu, qui nous montre la création d'un bar par des jumeaux qui viennent se refaire une (petite) vertu après une existence de gangster, et ils embringuent le fils de pasteur.
Un parfum de sorcellerie hoodoo plane sur cette communauté et en effet, à un certain moment, le film change de style, suite à l'arrivée de 3 musiciens blancs qui s'avèrent être des vampires. Et là, l'ennui fait place à l'horreur, au dégoûtant, à l'incompréhensible et à mille formes de violences plus gores les unes que les autres.
C'est du cinéma indéfendable, malgré les moyens considérables mis en œuvre : décors et casting, prise de vue Imax, et ce travail singulier de faire jouer deux rôles, les frères jumeaux, par le même acteur, Michael B. Jordan, complice de ce metteur en scène à de nombreuses reprises : Creed (204) et Black Panther (492) e.a.
On ne peut sortir d'une telle projection que nauséeux tant ce qui est montré et la manière dont c'Connorest montré créent l'écœurement.
Et une nouvelle fois la question se pose de savoir pourquoi et qui abreuve les jeunes cerveaux de modèles qui en sont dépourvus.