Un film qui se regarde et s'écoute comme une vibration de l'âme, dans le double sens de ce mot puisqu'il désigne aussi un petit bâtonnet en bois, installé dans la caisse de résonance du violon, sous le pied du chevalet, du côté de la corde de Mi. Faisant le lien entre le fond et la table d'harmonie, il a pour fonction de transmettre les vibrations dans tout le corps. Et lorsque les instruments ont été fabriqués par Stradivarius, nous voilà plongés dans le mythe de l'excellence insurpassable. Charly Van Damme, en 1994, avait réalisé un film Le Joueur de violon qui déjà, comme ici, nous faisait vibrer. L'idée du film est de réunir un quatuor à cordes capable de jouer avec ces instruments une partition spécialement conçue pour la circonstance. Pour muscler un peu le récit, il se déroule en quelques jours qui se décomptent inexorablement jusqu'à celui du concert qui se déroulera malgré les nombreuses difficultés de tous ordres à surmonter et qui se découvrent en salle. Le compositeur, interprété de façon très intéressante par Frédéric Pierrot, est un mélange amusant de De Niro et de Piccoli. Le réalisateur déjà apprécié pour Les Parfums (770) sait diriger ses acteurs, même si le casting principal a été fait pour avoir des instrumentistes de haut niveau. Ils sont crédibles dans leurs diversités qui alimentent bien ce récit prévisible mais très agréable et amusant à suivre. Un film sans fausses notes.
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