Sans en connaître encore la destination, le voyageur se laisse embarquer par ce qui semble être une Love Story des années twist. Très vite c'est une tour infernale qui va nous donner des frissons dans une éblouissante séquence d'ouverture dont la bande sonore m'a semblé remarquablement riche et subtilement mixée pour que les effets préparent le spectateur à ce qui va suivre. Et là c'est La Mort aux trousses version Imax. Et la mort fait du zèle puisqu'elle a jeté son dévolu sur une famille en s'en prenant successivement à chacun de ses membres d'une façon très spectaculaire, chaque fois renouvelée et tellement gore que l'on ne peut s'empêcher de rire, si l'on supporte le sang qui gicle et les situations imaginées spécifiquement pour créer l'épouvante et la nausée à chaque mort, et il y en aura beaucoup.
Le genre Slasher n'est pas d'un romantisme raffiné puisqu'il est inspiré du verbe anglais utilisé pour « couper, taillader, sabrer » et qu'il se caractérise par l'accumulation abondante de cadavres tués par un psychopathe. Ce qui épate ici c'est que les morts sont accidentelles, leurs causes en seraient la mort elle-même, jamais vue. Bref, un film d'horreur très codé comme il convient dans ces catégories où il ne faut pas mélanger Giallo, Survival, Horror Film, et ici nous en sommes au 6^e^ film d'une série dont je n'ai vu aucune des productions précédentes. Mais rassurez-vous ce n'est pas nécessaire pour comprendre.
Les réalisateurs, scénaristes et spécialistes des effets spéciaux s'en donnent à cœur joie et ils connaissent leur métier. Mais quel intérêt a-t-il ? Celui de recettes hallucinantes, ce qui est plus inquiétant que les destinations finales auxquelles nous sommes conviés.