Préparez-vous à un joyeux et émouvant voyage. C'est celui que rêve de faire la mère d'une cuisinière de haut standing qui prépare, elle, l'ouverture d'un restaurant très chic à Paris dans lequel la tension est à son comble lorsque notre artiste culinaire doit laisser là son mari pour rejoindre ses parents en difficulté dans un Routier qui fut le microcosme de son enfance. Ce voyage va la confronter à mille souvenirs et à quelques personnalités, celles avec lesquelles certaines choses auraient pu se passer, mais qui n'ont pas alors abouti. Y aura-t-il une seconde chance ?
C'est un film très amusant, plein de vivacité, tourné caméra à la main et qui intègre des séquences chantées. Ce n'est pas du Jacques Demy, mais le même charme nimbe ces moments un peu entre parenthèses dans un récit par ailleurs mené de façon classique.
Et dans ce monde qui tourne en partie autour de la cuisine, je ne résiste pas au plaisir de présenter le chien nommé Bocuse et de mentionner cette expression « Plat signature », celui dont on espère qu'il fera la réputation du restaurant à ouvrir.
Le casting est bien équilibré qui confronte des personnalités hautes en couleurs.
Juliette Armanet en chef de cuisine est peu connue encore mais épatante, son père joué par François Rollin est hilarant, un de ces acteurs français sous employé et la mère, Dominique Blanc, est comme toujours, délicieusement maniérée.
La réalisatrice qui signe là son premier long métrage semble être une personnalité très engagée ayant déjà réalisé un court métrage du même titre qui l'a fait connaître, comme sa revue La Déferlante, dont elle est directrice artistique. C'est une revue trimestrielle et une maison d'édition. Pour raconter les luttes féministes, elle publie une grande diversité de formats : récits, débats, enquêtes...
Ce film-ci vous confronte à vos parents, à vos amours de jeunesse, à la vie de couple, et à tous les défis de la vie. N'hésitez pas à découvrir comment ils sont relevés, avant de partir un jour.