De ce réalisateur très atypique, nous avions commenté déjà The Grand Budapest Hôtel (90), Isle of Dogs (511, film d'animation) et Asteroid City (1214). Si je continue à voir ses films, c'est par respect pour son univers, sa personnalité, son style immédiatement reconnaissable. Mais je n'y suis guère sensible contrairement à de nombreux cinéphiles qui le portent aux nues.
Nous voilà en 1950 et une voix off nous explique très rapidement une histoire un peu confuse, vite expédiée, sans se soucier qu'elle est la clé de ce qui va suivre et que nous n'arriverons pas aisément à déchiffrer. Nous restons enfermés dans un format d'image 4/3 un peu claustrophobe.
Déjà le titre pour linguistes ou historiens rejoint ceux, un peu à la mode, qui ne veulent rien dire. Le personnage est une sorte de dictateur de bande dessinée, avec de lourdes allusions à Trump.
Mais pas seulement. Le film est un patchwork d'éléments autobiographiques, évocateur d'autres personnalités connues (façon Onassis) ou inconnues. Mais hélas il est très difficile de décrypter ce qui tient plus de la pierre de Rosette que d'un schéma limpide, libanais, pour désigner la civilisation évoquée par le titre. Les Phéniciens jouissant d'une rude réputation de commerçants, de marins et de pirates sans doute ont-ils eux aussi inspiré ce scénario indéchiffrable.