Ne vous faites pas de tourments, c'est un film très structuré, mis en image de façon ferme et élégante, la caméra généralement placée de manière intéressante à chaque plan, monté avec un excellent sens du rythme, et accompagné d'une musique de Frédéric Verscheval qui donne au spectacle une sonorité bien choisie. Les dialogues sont très travaillés, parfois délicieusement sentencieux et interprétés par des acteurs tous convaincants.
Le réalisateur dont nous avions apprécié Pas son genre (61) Chez nous (371) Des hommes (841) se lance ici dans l'adaptation d'un roman dont il est l'auteur.
Vous découvrirez l'enjeu de l'histoire dont le moins que l'on puisse dire est qu'il est très provocant. Et le comportement des 3 personnes concernées va créer une tension qui rebondit par le jeu de courtes séquences, peut-être fantasmées, rêvées, des images mentales d'une efficacité très maîtrisée.
Mais un autre enjeu émerge au fil du récit, celui de la possible réconciliation d'un couple, parents de deux jeunes garçons. Et là, nous sentons un déséquilibre entre ces deux thèmes dont les narrations entremêlées et mal assorties créent une distorsion dans le récit qui nuit un peu aux qualités du film. Intéressant à analyser pour les tourmentés d'une écriture de scénario parfois insuffisamment travaillée, alors qu'elle est le fondement du cinéma.