Top Gun : Maverick (977) était réalisé par ce metteur en scène qui passe ici de l'avion à la Formule 1 avec la même débauche de moyens hyper sophistiqués et dispendieux, mais sans guère se soucier de l'intérêt de l'histoire au-delà de ce qu'elle donne à voir, souvent de façon très spectaculaire et toujours très tonitruante, pas seulement à cause de la musique de Hans Zimmer.
Encore un film dont le making off devrait être plus passionnant que le scénario mis en œuvre.
Il s'agit du retour d'un ex-champion qui intègre une écurie au bord de la faillite (Mercedes...) et dans laquelle le pilote vedette va devoir composer avec ce come-back écrasant.
Rassurez-vous, une ingénieure charmante, venue de l'aéronautique, permettra une amourette hyper clichée.
Comme le film ambitionne de suivre une année complète de ce championnat automobile, il nous amènera de circuit en circuit, heureusement parfois pour quelques tours seulement : Las Vegas, Angleterre, Hongrie, Monza, Zandvoort, Mexico, Japon, Abu Dhabi, Francorchamps et j'en oublie sans doute. De très nombreux accidents donnent à penser qu'ils sont inéluctables et sans conséquences pour les pilotes.
La structure répétitive est toujours la même : dialogues nécessaires pour comprendre les enjeux et suivre l'évolution de l'histoire, images très spectaculaires de courses et commentaires de journalistes sportifs qui parlent avec une véhémence et un débit qui les rendent assommants.
Nous voyons de nombreuses images des coulisses et les pitstop challenge à répétition qui rappellent plus que nécessaire que l'unité de temps en course n'est pas la seconde, mais le 10^e^ de seconde.
Il y a aussi des séances de briefing de l'équipe, des conférences de presse. Bref tout un show dont la vacuité attire cependant un public immense qui, dans son canapé, vibre à ces spectacles, comme d'autres aux matchs de tennis ou de foot, sans se priver de pizzas tièdes et de bières plates. De vastes entreprises d'abrutissement collectif dont ce film est une parfaite illustration.