Un film très mal accordé. Il est une espèce de portrait provocant d'une fieffée emmerdeuse qui fait fortune comme influenceuse sur les R.S. Décidément difficile d'y échapper pour décrire notre époque. Cette dame souffre d'une pathologie particulière : l'insensibilité congénitale à la douleur (ICD). Nous allons devoir subir ses comportements les plus farfelus, provocants, très enfant gâté. Elle est aussi insupportable qu'incompréhensible. Et cela déteint sur le scénario et sur sa réalisation. Quelques tentatives pour ouvrir cet univers pathologique tournent court. Une interview obtenue dans des conditions grotesques, et suivie de conséquences qui ne le sont pas moins, quelques personnages incidents qui semblent là par erreur, un oiseau de malheur au début qui semble, tel le Phénix, renaitre en fin de film, on ne sait pourquoi... Tout ce galimatias narratif donnera aux fans une nouvelle raison de célébrer le travail de ce réalisateur, scénariste, monteur, qui renforce ici sa place singulière dans le cinéma pour quelques affidés du grand n'importe quoi et dont l'exégèse exhale un parfum d'acte gratuit, de surréalisme et d'art brut.
Pour attester de mon endurance à l'égard de ce phénomène hors norme, je vous rappelle mes précédents billets : Au post (524) Le Daim 675) Incroyable mais vrais (987) Yannick (1274) Daaaaaali (1383) Le 2e acte (1469).