N'hésitez pas à plonger dans ce biopic qui nous conte quelques années d'une nageuse suédoise qui voulait traverser la Manche à la nage.
Ce récit est enrichi par de nombreux aspects qui ne sont pas simplement liés à la performance, ce qui fait l'intérêt du film.
L'époque d'abord dans l'immédiat avant-guerre fait peser une chappe sur toute la société. La famille, ensuite, qui n'approuve pas ce désir d'un de ses membres, une mère célibataire sans ressource. Le père de l'enfant qui mène une double vie et espère quelques revenus si les performances de la nageuse se confirment. Et il y a une séquence en lien avec les balbutiements du sponsoring qui ne manque pas de charme, car où placer les logos sur une nageuse...
Cette « torpille suédoise » avait traversé la manche le 29 juillet 1939 en 29h5'. Fera-t-elle mieux le 5 mai 1940 ? Arrivera-t-elle à imposer l'indépendance d'une femme, propos sous-jacent du film ?
Les images sont très travaillées pour restituer l'époque et les prises de vue liées à la nageuse sont spectaculaires, comme certains plans de drone qui donnent une vue pleine d'ampleur aux paysages. La musique fait appel essentiellement à des instruments à cordes qui soutiennent bien les nombreux moments de tension.
Une personnalité inspirante et un féminisme déterminé qui est très contemporain. Les contribuables belges seront fiers peut-être d'avoir co-financé ce film qui n'a strictement rien de belge.