La guerre des rosses. C'est le bouquet ! Plein d'épines. Une défaite.
Nous suivons laborieusement un couple durant plusieurs années. Les enfants grandissent, la carrière de la mère devient brillante, celle du mari, médiocre. Mais architecte, il veut concevoir une maison chef-d'œuvre. Toutes les répliques (et le film est bavard) visent à montrer un esprit de répartie dans les joutes verbales entre époux désenchantés, amis, psy, avocats et autres. Ce qui frappe (et amusera certains) c'est la vulgarité débridée des échanges, des reproches, des propos en général qui, c'est le cas de le dire, s'échangent sous la ceinture.
Si vous attendez une réflexion sur les difficultés d'un couple dans la maturité, vous n'apprendrez rien de ces tentatives de faire rire, souvent de façon pitoyable.
Vous êtes supposés être à Mendocino, petite ville de haut standing au Nord de San Francisco, mais c'est tourné en Angleterre, et vous entendrez parler du peyote, cactus aux vertus hallucinogènes.
Ce réalisateur m'avait ébloui avec Bombshell (748), ici il m'a fait bailler. Bref, l'on sort de la salle un peu fanée comme ces roses étiolées.