Préparez vos valises, le monde change et il va falloir quitter tout cela. Un des signes de ce changement est celui des mœurs « nouvelles » dans ce milieu amidonné et convenu : le divorce, l'homo-sexualité, les relations en dehors du mariage...
Mais rassurez-vous, c'est « so british » que personne ne perd la face et que les rebondissements restent de bon goût, comme le thé servi inlassablement, en alternance avec le porto ou le brandy. Nous sommes dans un cinéma « people » aristocratique admirablement interprété, mis en scène et en image de façon somptueuse. Admirez ce talent dès le premier plan qui sert au générique, il est époustouflant de virtuosité.
Les costumes sont splendides, les chapeaux admirables et tout ce beau monde sait danser avec une élégance enivrante. Dans cet entre-soi guindé, les pires vacheries sont assénées avec une courtoisie raffinée et les émotions les plus intenses sont retenues comme l'impose l'étiquette exigeante de ce milieu.
Il y a des séquences foisonnantes en extérieure, admirables de reconstitution et qui témoignent d'un talent de mise en scène, certes classique, mais de haute volée. Les deux premiers films de cette trilogie avaient été commentés (706-988) et montraient que la constance des qualités de ce troisième (et dernier ?) opus étaient évidentes depuis le début. Du cinéma plaisir comme un dîner dans un restaurant de grand chef étoilé.