Oméga. Il faut dire que nous étions prévenus par les 2 précédents films de cette réalisatrice : Raw (381) et Titane (825) et l'on retrouve ici le même talentueux chef opérateur, le même musicien. Mais surtout les mêmes défauts de scénario. Qu'est-ce qu'on nous raconte ?
Une mère médecin, sa fille Alpha, et le frère de la mère vont être impliqués dans une histoire de maladie contagieuse qui provoque la dégénérescence et la mort.
Tout cela dans une ambiance de boddy horor gore.
Le premier problème est la jeune actrice qui est mauvaise, et le malaise qu'elle crée est plus dû à son jeu qu'aux angoisses qu'elle traverse.
Sa mère est assez convaincante mais son rôle est chaotique et peu crédible. C'est dommage car l'actrice d'origine iranienne est aussi talentueuse que militante, déjà remarquée e.a. dans Les Filles du soleil (581). Quant à son « frère » interprété par Tahar Rahim, il fait un numéro d'acteur plus motivé par la prouesse d'avoir perdu 20 kg que par l'intérêt de son personnage, illisible.
Pour ornementer les ambiances qui se succèdent de façon zigzagante, une musique funèbre assez assommante et quelques dialogues parfois en dialecte Amazigh.
Tout démarre d'une scarification, d'un tatouage annonciateur d'une contamination létale qui nous vaut quelques plans d'épidermes entre mélanomes et éléphantiasis particulièrement appétissants. Un peu d'endoscopie enrichit la collection d'images complaisantes, comme cette scène d'injection d'héroïne par intraveineuse. Une scène marquante se passe dans une piscine avec un effet Jaws hystérique.
Bref, à voir par celles et ceux que rien n'arrête et qui pourront polémiquer entre pro et anti.