Rien de plus, hélas, qu'une esquisse un peu brouillonne. Ce film a eu sa première sortie fin 1987 en France. Son réalisateur anglais fut un militant précoce sur les questions de l'homosexualité.
Il décèdera en 1994 du sida après avoir réalisé une petite dizaine de films.
Lorsque l'on apprécie ce peintre majeur et que l'on sait un peu de sa vie, l'on ne peut qu'être déçu par la proposition qui nous en est faite dans ce film.
L'image, que l'on aurait aimée inspirée comme dans les films Mr Turner, Séraphine, et tant d'autres dans lesquels le talent d'un peintre est évoqué, n'inspire ici que de pâles clair-obscur, des fonds grisâtres, des accessoires pouilleux issus de magasins de théâtres tombés en désuétude.
Le casting, outre le fait que la langue du film est l'anglais, semble avoir été fait dans un centre d'assistance sociale et la mise en valeur des corps dénudés de bellâtres huileux ne suscite guère d'émotion, malgré l'intention appuyée d'essayer de créer la sensualité et le désir.
Le recours provocant et pataud aux anachronismes n'atteint pas son but qui était sans doute de créer des liens avec notre époque.
Restent quelques prélats costumés comme des marionnettes, dont l'onction hésite entre l'hypocrisie et la luxure.
Une jeune femme retient l'attention, interprétée par Tilda Swinton.
Mais des avis très enthousiastes existent et j'en mentionne au moins un qui donne une autre vision de l'envers du tableau : https://www.dvdclassik.com/critique/caravaggio-jarman