Certains diront qu'ils l'ont attendue pendant 2h29, d'autres auront été fascinés par cette dystopie très particulière. Nous partagerons la vie quotidienne d'une famille confinée sans doute dans une ancienne mine de sel. Après la fin du monde ? Ou dans cette perspective ?
L'ambiance est très « happy family » au départ du récit.
Et le moins que l'on puisse dire est que le scénario ne propose pas d'explications « normales » à maintes questions qui se posent à tout esprit raisonnable : d'où viennent l'eau potable, la nourriture, etc. En outre, les rares personnages de ce microcosme passent de la parole au chant, façon Jacques Demy. Ce qui ne plaira pas à tout le monde.
Ce qui est par contre incontestable, c'est la présence talentueuse des protagonistes, la beauté des décors, de la lumière et surtout des cadres et des mouvements d'appareil. Une leçon de cinéma en tant que technique. En particulier l'usage des miroirs. Servent-ils à faire réfléchir ?
Pour ce qui est du scénario, je n'ai pas été convaincu mais certains le seront. Un risque à prendre au moins pour soutenir une œuvre qui assume sa singularité même si elle est longuette jusqu'à la fin.