Espérons en effet que ce soit le dernier ! Une voix off commente une animation qui illustre un récit des origines, assez sanglant mais présenté comme une sorte d'allégorie car l'action ensuite, est contemporaine et n'a qu'un lien très ténu avec ces dessins liminaires. Suit alors une histoire sommaire de casse bancaire à l'ancienne. Puis après un laps de temps de 15 années, celles de la prison pour le casseur, véritable bras cassé, nous assistons à un récit échevelé.
Il démarre par une histoire complètement farfelue mais violente, qui nous fait découvrir le « trouble dissociatif de l'identité ». La dissociation est un mécanisme d'adaptation qui permet à l'individu de se détacher d'une situation trop douloureuse ou violente pour y survivre.
Cette pathologie est incarnée par l'excellent acteur danois Mads Mikkelsen. Artic (634) Drunk (796) King's Land (1367) parmi tant d'autres rôles.
Nous allons subir un récit mélangeant e.a. le rêve de reconstitution des Beatles, des liens familiaux hystériques et peu crédibles et des propos sur IKEA, bref, un peu de tout pour meubler. Ce réalisateur avait impressionné déjà avec Riders of Justice (902). Ici il a été dépassé par le plaisir de mélanger un bon sujet et de trop nombreuses séquences qui y sont mal imbriquées et il multiplie des digressions qui rendent confuses des intentions par ailleurs sympathiques : les relations de deux frères, la recherche bien entendu symbolique d'un magot, la recherche surtout de soi-même. C'est une « comédie noire » que le scénario n'arrive pas à bien éclairer.