Une bonne pomme, un film qui se croque avec émotion parce qu'il s'agit d'un très jeune enfant, prénommé de façon un peu vaniteuse tel le premier homme créé par dieu, comme chacun sait.
La maman n'arrive pas à gérer son jeune fils et il est hospitalisé. Pour son bien ? C'est la mission que se donnera la cheffe infirmière. Vous serez frappés par les analogies avec Heldin (1753).
Le sous-texte du film est la question de la douleur. Physique, psychologique, supportable, apaisable, intolérable...
Et donc le sujet, très bien traité, bien rythmé, mérite que l'on aille voir ce film que la bande annonce a trop largement divulgâché, comme souvent.
On ne saura pratiquement rien de ce qui a provoqué cette situation, ni ce qui motive l'excellente Léa Drucker dans sa vocation d'infirmière, ce qui rend plus intenses les étapes et rebondissement de cette hospitalisation, car on évite des anecdotes qui sans doute n'ajouteraient rien. Lorsque soudain le père apparait, la question se pose de savoir jusqu'où l'on peut investiguer dans la vie d'autrui. Nous sommes confrontés aux antagonismes entre dévouement et légitimité, entêtement et rationalité.
Et le film ne nous fait pas la leçon, ne propose pas d'issue et la fin est « ouverte » car sans doute n'y a-t-il pas de solution à une telle situation. A vous de voir ce film qui ne manque pas d'intérêt.