Nino de 5 à 7. Ce rapprochement avec le célèbre film d'Agnès Varda est pertinent en ceci que l'histoire démarre par une consultation où l'on annonce un cancer et que le personnage principal doit ensuite attendre pour être informé de la suite du traitement qui lui sera prescrit.
L'attente ici, dure tout un week-end que Nino va consacrer à tromper le temps et l'angoisse de façon peu originale, un peu déstructurée. L'intention de la réalisatrice de nous faire ressentir l'allongement du temps lorsqu'une incertitude grave pèse sur nos épaules se traduit de façon parfois très lourde. Le cancer est-il une maladie honteuse ?
Un grand nombre de « petits détails » se succèdent et ce serait les divulgâcher d'en faire un recensement. Mais ils ne suffisent pas à créer un récit fort. Nous restons dans une sorte de butinages et de gazouillis qui devraient restituer ce passage de la vie à l'incertitude de son avenir, ressentie par un homme jeune encore. Théodore Pellerin débute peut-être là une carrière de jeune premier. Salomé Dewaels confirme son talent et son charme.
Mais il aurait fallu travailler le scénario pour qu'il ne soit pas une succession d'à-peu-près dans ce premier film.