Une symphonie de beauté d'une qualité exceptionnelle est proposée à nos yeux, à nos oreilles, normalement incapables de la percevoir. Elle est cachée au cœur de massifs forestiers inaccessibles. Nous sommes conviés à en faire la découverte avec une bienveillance qui nous accompagnera tout au long de cette incomparable immersion magique, qui fait aussi l'éloge de la lenteur.
Le cinéma animalier est un genre très exigeant, dont nous avons admiré déjà quelque beaux exemples. L'indépassable Microcosmos (distribué déjà par Cinéart en 1996 !) La Marche de l'Empereur à laquelle prit part ce réalisateur), Le Peuple migrateur, Les Saisons (211) La Panthère des neiges (1008) dont il fut coréalisateur, Les Gardiennes de la planète (1194) sans oublier La vie secrète des arbres (828) qui évoque certains sujets repris dans ce film-ci.
Il s'ouvre sur des images d'un extrême raffinement, accompagnées d'une voix chaude, amicale, et d'une musique comme celle qu'on entend chanter dans des lieux de spiritualité.
Nous allons entendre parler du Tétras. Le Grand Tétras, ou Grand coq de bruyère, est un gros gallinacé vivant dans les forêts de conifères ou mixtes sous climat froid. Ce qui nous vaudra une escapade en Norvège. Pour en savoir plus sur ce volatile :
[[https://www.facebook.com/watch/?v=494207236427981]](https://www.facebook.com/watch/?v=494207236427981) [[https://www.youtube.com/watch?v=_VrSuZJFpps]](https://www.youtube.com/watch?v=_VrSuZJFpps) [[https://www.youtube.com/watch?v=meoVbVVb_BA]](https://www.youtube.com/watch?v=meoVbVVb_BA)
Il est loin d'être le seul héros de l'immense zoo sauvage que nous allons découvrir et où les animaux vivent en totale liberté, c'est saisissant !
Le trio qui nous entraîne à pas feutrés et à voix basse mène une vie « à l'affût » et il nous la fait partager. Quelques rares images montrent le dispositif de prise de vue et de son.
Vous verrez le brame du cerf et mille autres moments impressionnants, émouvants et poétiques qui se succèdent dans un montage qui vous tient en haleine dans l'attente de l'événement suivant. Un commentaire nécessairement un peu moralisateur à cause du problème du climat et de la disparition des espèces nous accompagne de loin en loin, mais avec des explications et des arguments péremptoires qu'il est bon de répéter et propager, comme l'indicible beauté des images qui nous sont montrées. Le film n'a pas à proprement parler de fin, comme sans doute le cycle naturel de la vie sauvage. N'hésitez pas à vous ensauvager.