C'est un peu le cas. Ce film de 1960 a été un immense événement dans l'histoire du cinéma mondial, un peu comme, en peinture, Impression, soleil levant, Le Déjeuner sur l'herbe ou Les Demoiselles d'Avignon, et, en musique Le Sacre du printemps, L'Anneau des Nibelung ou Wozzeck par exemple.
Aujourd'hui, un regard bienveillant s'amusera toujours des provocations scénaristiques, du montage fait au mépris de toutes les règles qui s'apprennent encore, de la moindre vraisemblance de ce récit échevelé. Revoir Belmondo et la superbe Jean Seberg sont un enchantement, comme des retrouvailles avec d'anciennes amours.
Les cinéphiles les plus avertis retrouveront les audaces formelles de ce tournage qui a tant marqué dans l'esthétique du 7^e^ art.
Mais il y a un côté « musée du cinéma » qui amidonne un peu ce film qui a tant marqué, début de l'œuvre d'un cinéaste, écrivain, incomparable, immense.
Prenez votre souffle pour retrouver cette œuvre majeure et annonciatrice d'une nouvelle vague qui a été puissamment inspirante.