La bugonie fait référence à une croyance et un rituel de la Grèce antique selon lesquels les abeilles naissaient spontanément de la carcasse d'un jeune taureau. C'est l'un des symboles les plus durables de la mort et du renouveau dans l'Antiquité.
Là, on s'attend à quelque chose d'important de la part de ce réalisateur : The Lobster (208) The Killing of a Sacred Deer (447) The Favourite (584) Poor Things -- Pauvres Créatures (1345) Kinds of Kindness (1501) Dogtooth - Canine (1510). Il se lance ici dans un remake du film de Jang Joon-hwan (que je n'ai pas vu) Save the Green Planet ! de 2003
Et l'on n'est pas déçu par la qualité du film, mais son propos est loin d'être cohérent.
Il s'agit d'une sorte de portrait d'un apiculteur complètement « frappé » comme le sont les complotistes de tous genres. Ce film-ci est du style « il faut sauver la planète des affreux qui la polluent ». En l'espèce la méchante, c'est Emma Stone, une fois encore souveraine dans le rôle d'une patronne d'entreprise supposée polluante. Bien entendu elle ne peut être qu'une extraterrestre au regard de ces malades mentaux.
Le film débute de façon bucolique par des images d'abeilles qui butinent des fleurs ravissantes pendant qu'une voix off est supposée nous impliquer dans cette vision de la collapsologie pour déréglés mentaux. Et nous découvrirons à quel point ils le sont.
Et pas seulement par les propos crétins dont ils nous abreuvent ; âmes sensibles, attachez vos ceintures !
Alors, les amateurs d'humour noir, de provocation, de science-fiction déjantée et d'outrances de toutes natures vont se délecter comme à une fête de sorcières anthropophages. Bon appétit.