Vous ne serez pas saisis ; un film certes spectaculaire, aux trucages « en miroir » ceux des magiciens et ceux de post-production, mais effrayant par son idéologie enracinée dans la violence, le sexisme, le mépris, une bonne dose de racisme implicite (diamantaires d'Anvers, arabes de Abu Dhabi, policiers français, et j'en passe...).
Ce qui est le plus pénible c'est la logorrhée des dialogues reflétant le QI pitoyable des protagonistes qui veulent se faire passer pour l'élite du passe-passe. Et ça ne passe vraiment pas.
L'idée est de s'emparer du plus gros diamant brut mis aux enchères par l'héritière des mines d'Afrique du Sud. Ce qui nous vaut des voyages de magazine de luxe, d'Anvers à New York, de Toronto à l'Arabie c'est où, dites ?
Il s'agit d'une « franchise » franchement nulle, mettant en scène des « cavaliers » qui cavalent, un trio de novices du vice et une purée de concepts pour donner un vague reflet de bonne conscience sociale, écologique alors que les scènes de bagarres se succèdent à un point tel qu'au générique, la liste des cascadeurs est plus longue que celle des acteurs.
La musique tonitruante qui souligne très lourdement l'inintérêt du récit, achève de terrasser le spectateur pour qui la magie n'opère pas.